Retrouvez un nom, un lieu ou un sujet dans les transcriptions de ces registres manuscrits du XVIIIe siècle, réalisées par l'intelligence artificielle.

La Chambre du Clergé est d'avis de
débouter les SupliantsLa Chambre de la Noblesse est d'avis de
surseoir, et de renvoyer à un temps plus
favorable.La Chambre du Tiers Etat est d'avis de debouter
les Supliants.
Trois chambres, deux avis : le Clergé et le Tiers-État veulent rejeter la requête, la Noblesse préfère la reporter.
Registre C_03005 (1751-1754), page 19. Archives de Côte-d'Or. Transcription réalisée par intelligence artificielle.

Voilà déjà 5 ans, naissait le projet Lettres en Lumières qui s'était donné pour objectif de mettre à disposition du plus grand nombre des archives transcrites par l'intelligence artificielle.
Nous présentons ici les transcriptions indexées de 40 registres des États de Bourgogne du XVIIIe siècle, soit plus de 12.000 pages. Il est possible de faire des recherches en plein texte, et c'est une avancée immense pour la recherche.
Les registres des États de Bourgogne est le premier corpus auquel Lettres en Lumières s'est attaqué. Depuis, l'intelligence artificielle a fait bien des progrès et Lettres en Lumières a travaillé sur d'autres siècles et d'autres corpus. Le travail n'est pas fini et nous nous réjouissons de pouvoir ouvrir prochainement ce projet à d'autres départements. Il nous a paru intéressant de montrer ici le chemin parcouru.
Il faut remercier chaleureusement l'ensemble des paléographes bénévoles qui corrigent les premiers résultats de cette intelligence artificielle à chaque nouveau texte que nous lui présentons. Leur travail est essentiel, aucun progrès ne pourrait se faire sans leur contribution.
La Bourgogne est un pays d’États : cela signifie que la province, quoique sous l’autorité royale depuis la fin du XVe siècle, est cogérée par les trois États (Clergé, Noblesse et Tiers-État) jusqu’en 1790. Ces États sont la préfiguration du Conseil régional. Ils se réunissent tous les trois ans à Dijon, sous la présidence du gouverneur de la province, qui est, depuis 1631, le prince de Condé. Durant ces « triennalités », les Élus des États cogèrent la province avec le pouvoir royal. Ils siègent dans le Palais des États, devenu depuis 1831 la Mairie de Dijon. Ils prennent des décrets, consignés sur des registres manuscrits par des commis aux écritures.